Cartographie des liftings du visage

À l’initiative de la Clinique Nescens Paris Spontini, une cartographie des différents types de lifting a fait l’objet d’une table ronde animée par le chirurgien plasticien Alexandre Marchac.

Table ronde « Cartographie des liftings » – Dr Alexandre Marchac

Il est d’usage de désigner par « lifting » le rajeunissement du visage ou d’une partie du visage, mais toutes les régions qui le composent – front, contour des yeux, tempes, pommettes, joues, cou – peuvent être traitées.

Trois parties du visage : quelles sont les indications et les traitements ?

Si le visage était une maison, celle-ci présenterait 3 étages :

1 – Le tiers supérieur qui comprend le front et les sourcils.

Injections de toxine botulique pour traiter les rides du front.

Le lifting frontal permet de traiter les rides du front. Très prisé dans les années 80, c’est une intervention rare aujourd’hui, car il a été remplacé par des injections de toxine botulique. Il reste une indication pour les sourcils trop bas, surtout dans la partie latérale, on appelle cela un lifting temporal. C’est un geste relativement simple que l’on peut associer à une intervention sur les paupières ou bien à un lifting du bas du visage.

2 – Le tiers médian, qui comprend le nez et les pommettes.

Injections de Lipofilling ou Acide hyaluronique pour combler la perte de volume.

Dans les années 80-90, on a décrit des techniques de lifting malaire qui permettaient de lifter la partie centrale de la pommette, pour combler la vallée des larmes et lifter les sillons nasogéniens. Là encore, les indications du lifting malaire sont beaucoup plus rares, car on peut désormais combler la perte de volume par des injections. On utilise pour cela soit de sa propre graisse (lipofilling), soit des acides hyaluroniques. Les résultats du lipofilling sont durables dans le temps, car il s’agit d’une véritable greffe de cellules graisseuses. Environ 30 % des cellules greffées disparaitront dans les 2 mois qui suivent le lipofilling, et les 70 % restant resteront là toutes leur vie. Attention cependant à ne pas avoir de variation de poids, car les pommettes pourraient alors trop gonfler.

Par conséquent, le lipofilling est idéal chez la femme ménopausée dont le poids est stable. Chez les femmes plus jeunes, les acides hyaluroniques sont préférables. L’intégration tissulaire des acides hyaluroniques (AH) ayant évolué, les indications ont été élargies et il est possible d’injecter un acide hyaluronique pour un résultat stable de 12 à 24 mois.

Par ailleurs, les nouvelles méthodes d’analyse du visage avec les MD Codes permettent d’établir des plans de traitement très précis et d’obtenir dans certains cas des résultats presque chirurgicaux, notamment sur les poches sous les yeux et la projection du menton. En pratique, on conseille de commencer par compenser la perte de volume à partir de la trentaine, en priorité avec les acides hyaluronique.

3 – Le tiers inférieur : l’ovale, la ligne mandibulaire, la bajoue, le cou.

Lifting du bas du visage.

C’est généralement au tiers inférieur que le relâchement cutané marque le plus le vieillissement du visage. Le lifting de cette zone est particulièrement efficace et naturel car il permet de repositionner le système musculo-aponévrotique superficiel SMAS, une structure anatomique qui se détend avec le temps.

Décrit par un chirurgien parisien en 1976, le Dr Vladimir MITZ, la description du SMAS a complètement changé la manière dont les plasticiens liftaient le visage. Avant le SMAS, ils enlevaient de la peau. Celle-ci étant élastique, les résultats ne duraient pas dans le temps, les cicatrices étaient souvent élargies, et le lobe de l’oreille avait tendance à descendre en suivant la peau qui se redétendait. En liftant le SMAS, on peut placer toute la tension sur les plans profonds, et laisser la peau libre de toute contrainte. Cela permet d’obtenir des résultats durables, des cicatrices très fines, et sans déformation de l’oreille.

L’autre découverte anatomique fondamentale a été celle des ligaments suspenseurs de la face, les retaining ligaments (Furnas), qui unissent les os à la peau (au niveau de la tempe, de l’os zygomatique, du cou, de la bajoue…).

Cartographie des liftings du visage

Une fois que l’on a compris cela, on peut distinguer différents liftings en fonction de la façon dont ces structures sont liftées.

– Le lifting à l’ancienne, sans geste sur le SMAS. On décolle la peau de la joue et du cou, on tire, on coupe la peau en trop et on suture. Ce geste est rapide, sans risque, mais les résultats sont peu naturels et ne durent pas plus de quelques années. L’oreille est souvent déformée et le lobe attiré vers le bas. Ce type de lifting peut être intéressant chez un patient qui a déjà eu un lifting et dont la peau s’est un tout petit peu détendue.

– Le lifting avec une plicature du SMAS: on décolle la peau et on visualise bien le SMAS. On place plusieurs points de suture pour le replier sur lui-même.

– Le lifting High-SMAS : après avoir soulevé la peau, on soulève le SMAS sur quelques centimètres, et on vient le replacer quelques centimètres plus haut.

– Le lifting Deep Plane : cela consiste en un petit décollement de la peau sur 4 cm, puis on soulève le SMAS bien plus loin, et on libère les retaining ligaments. Cela permet de remonter très efficacement le cou et l’ovale, là où ils étaient il y a plusieurs années.

A l’heure actuelle, il est scientifiquement établi qu’un geste sur le SMAS est indispensable dans un lifting du bas du visage, car il permet de donner des résultats plus naturels, plus harmonieux et plus durable. En revanche, il est difficile de dire qu’une méthode de traitement du SMAS (plicature vs deep plane par exemple) soit supérieure à une autre. Il vaut donc mieux laisser son chirurgien réaliser la technique avec laquelle il se sent à l’aise.

Les bénéfices du lifting du visage

Les bénéfices de ces techniques de lifting du bas du visage avec SMAS sont nombreux :

  • Résultats naturels sans modification de l’anatomie du visage : l’incision est placée dans les cheveux, juste derrière le lobe de l’oreille et la patte chevelue n’est pas déplacée. Le lobe de l’oreille ne bougera pas et le tragus ne disparait pas.
  • Un lifting du bas du visage dure entre 2h00 et 3h00. C’est l’anesthésiste qui détermine si elle doit se pratiquer sous anesthésie générale. Cependant, il est plus facile de contrôler la tension artérielle d’un patient endormi ainsi que son saignement et en conséquence d’opérer avec une bien meilleure visibilité.
  • Lorsqu’un premier lifting a été bien fait, sans abimer les structures anatomiques, il est tout à fait possible de le répéter, en moyenne tous les 10 ans. Il n’est donc pas rare de faire des 2ème ou 3ème lifting à des patients de 70-80 ans, à condition bien sûr que leur état de santé soit impeccable.

Chirurgie esthétique en France

Plus de 1400 interventions de chirurgie esthétique sont effectuées chaque jour en France. Soit près de 518 000 actes par an, réalisés par 950 chirurgiens plastiques. L’Hexagone se situe au 10ème rang des actes chirurgicaux et non chirurgicaux, bien loin des États-Unis, du Brésil et de la Chine, selon le classement de l’ISAPS (International Society of Aesthetic Plastic Surgery), présenté dans 102 pays.

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