Chirurgie intime de la femme

Chirurgie intime de la femme. Découvrez l’avis de notre expert, le Docteur Natalie Rajaonarivelo, chirurgien esthétique.

L’avis d’expert : le Dr Natalie Rajaonarivelo, chirurgien esthétique

A l’initiative de la Clinique Nescens Paris Spontini, le docteur Natalie Rajaonarivelo, chirurgien plasticien, a animé une table ronde sur le thème de la chirurgie intime chez la femme.

La demande en chirurgie intime, que ce soit sur le plan esthétique ou réparateur, croît d’année en année. C’est une demande de plus en plus exprimée, motivée par les blogs et les forums de discussion y jouent un rôle important.

Chirurgie intime réparatrice

La chirurgie de réparation au niveau du périnée permettra de réparer les séquelles esthétiques et fonctionnelles liées à des accouchements ou parfois à des mutilations sexuelles.

La réparation après excision

Cette mutilation, ablation plus ou moins complète du clitoris et des petites lèvres, concerne 200 millions de femmes dans le monde et 60 000 en France. La demande pour cette chirurgie réparatrice est de plus en plus fréquente, formulée par des femmes qui sont dans une grande détresse psychologique.

Le clitoris étant très long, l’opération consiste à aller chercher à l’intérieur tout le reste de l’organe et à tirer dessus afin de le faire ressortir. Esthétiquement, la reconstitution ne sera jamais 100% naturelle mais elle permet de changer la vie des patientes opérées. Elles retrouvent une vie sexuelle normale, mais cette intervention n’a pas pour but premier d’améliorer les sensations des patientes. Cela peut arriver mais une diminution de la sensibilité post opératoire est également possible.

Elles sont en priorité demandeuses d’un effet visuel satisfaisant afin que l’on puisse à nouveau les identifier comme des femmes non mutilées.

Cette procédure très pointue a été notamment développée par le docteur Pierre Foldes, urologue et le Professeur Paniel, gynécologue.

L’hyménoplastie

La demande émane de jeunes femmes qui vont se marier et qui ont eu une vie sexuelle active auparavant. Il faut donc reconstruire l’hymen. L’opération est assez simple et sans risques : il s’agit de prendre les petites crêtes qui dépassent des membranes de l’hymen – qui ferment partiellement l’ouverture du vagin – et de les resserrer pour créer un orifice plus étroit et générer un saignement lors de la nuit de noce.

Éthiquement, doit-on le faire ? Le docteur Rajaonarivelo s’est beaucoup interrogée, en tant que femme et en tant que féministe. Elle estime qu’il faut que les femmes qui le demandent aient accès à cette procédure. Sans cette solution, leurs vies pourraient être détruites : pas de mariage possible et pas d’enfants.

La chirurgie intime post-accouchement

De nombreuses patientes viennent consulter après leur accouchement car, malgré leur rééducation périnéale, elles constatent une perte de tonus des muscles du vagin.

La réparation au laser (Thermiva ou Viveve), sans risque, va créer une rétraction de la paroi vaginale et l’améliorera localement sans pour autant la resserrer complètement.

Pour obtenir un effet resserré, il existe la technique de la vaginoplastie. C’est un acte peu courant car ses éventuels effets secondaires peuvent s’avérer très lourds. On y recourt pour des cas extrêmes, quand la rééducation périnéale n’est pas suffisante : si on resserre trop, la patiente ne pourra plus avoir de rapports sexuels par la suite.

Chirurgie intime esthétique

La nymphoplastie 

En esthétique, les patientes consultent pour une hypertrophie des petites lèvres. Le nombre de ces interventions a triplé en France (4 500 cas recensés en 2016). On appelle cette procédure la nymphoplastie.

Au-delà des femmes ayant accouché, de nombreuses patientes jeunes souffrent d’hypertrophie des lèvres. La procédure de correction se fait en « sur-mesure », il y autant de d’interventions que de patientes. Selon les cas, on procèdera à une technique de réduction des lèvres longitudinale ou verticale.

Si l’on réduit trop, les patientes peuvent se retrouver, dans des cas extrêmes, sans petites lèvres. Il est possible dans ces cas de réparer en recrutant la peau des grandes lèvres, que l’on décolle et replie ensuite en faisant un petit amas pour recréer la petite lèvre. C’est une procédure qui est également utilisée en reconstruction dans les cas d’excision.

Deux tranches d’âge se distinguent pour ce type d’intervention : vers 20 ans, car la patiente n’est pas comme elle le souhaiterait, et vers 40 ans, car elle n’est plus comme avant.

Parce qu’elle est pratiquée sur une zone sensible toutefois, l’intervention pourrait effrayer mais on ne touche pas à la zone périclitoridienne.

Les consignes post-opératoires sont simples : interdiction de se baigner et d’avoir des rapports sexuels durant un mois, désinfection matin et soir pendant une dizaine de jours, petite protection périodique pendant 3 ou 4 jours du fait des suintements, ne porter que des culottes en coton durant le premier mois et appliquer une crème cicatrisante.

Les patientes ressentent une petite gêne mais pas de douleurs. Cette zone est très peu innervée donc les sutures ne sont pas douloureuses et les fils bien évidemment résorbables. En cas de problème de cicatrisation, il ne faut pas retoucher tout de suite aux tissus et bien laisser le temps pour cicatriser.

Le lifting des grandes lèvres 

Quelle que soit la zone corrigée en esthétique, il est important de ne pas rester focalisé sur un point en particulier mais d’observer la région dans sa globalité.

Lors d’une nymphoplastie, il faut parfois également traiter les grandes lèvres – labioplastie.

Dans les cas où un relâchement les fait trop pendre, elles seront traitées par lifting. On retire deux fuseaux sur les côtés des grandes lèvres où la peau cicatrise extrêmement bien. Cela permet de remonter le niveau des grandes lèvres.

Injections

Avec le temps, certaines femmes peuvent également perdre de la graisse au niveau des grandes lèvres, celles-ci jouant un rôle de coussinet protecteur des petites lèvres qui peut avec le temps se dégonfler.

Deux procédures sont disponibles pour regonfler les grandes lèvres :

  • Injection d’acide hyaluronique (le seul gel autorisé dans cette indication est Désirial). L’acide hyaluronique se dégradant au bout d’un moment, il faut renouveler les injections.
  • Injections de sa propre graisse à la patiente par lipofilling : 50% des cellules graisseuses injectées vont rester à vie dans la zone traitée. Cette procédure est de plus en plus courante en correction esthétique.

Contactez-nous pour plus d’informations sur ces traitements à la clinique Nescens Paris Spontini ou prise de rendez-vous.

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